DE LOREAN DMC-12

1981 – 1982

Mondialement connue pour son rôle dans le film « Retour vers le futur », la mythique DeLorean DMC-12 est une voiture surprenante, tant par son histoire que par sa conception.

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PlateformeDérivée de celle de la Lotus Esprit ; moteur PRV et boîtes de vitesses manuelle Renault ou automatique ZF
DesignerGiorgetto Giugiaro

– SON HISTOIRE –

C’est à un seul et unique homme que l’on doit le développement et la commercialisation de la DeLorean DMC-12, plus communément appelée « DeLorean ». John Zachary DeLorean, vice-président du groupe General Motors et par ailleurs père des Pontiac Firebird, Trans-AM, Tempest, Grand Prix, GTO, et de la Chevrolet Vega, souhaite en effet créer en 1973 sa propre marque automobile. Il quitte ainsi cette même année son poste à la tête du géant américain, et c’est deux ans plus tard, le 24 octobre 1975, qu’il fonde la DeLorean Motor Company (DMC).

Il se met rapidement au travail pour développer sa future première voiture, mais, malgré une aide de la Bank of America et de divers investisseurs américains, se heurte à d’importants problèmes financiers. Il a alors l’idée de se tourner vers des pays où le taux de chômage est fort, susceptibles de le financer et d’héberger son site de production moyennant la création d’emplois. C’est avec le gouvernement britannique qu’un accord est ainsi trouvé, et DeLorean est autorisé à construire son usine à Dunmurry, banlieue difficile de Belfast, en Irlande du Nord. Les travaux de celle-ci démarrent en 1978 et le premier exemplaire de la DMC-12 quitte les chaînes de montage le 21 janvier 1981.

Étroitement dérivée du prototype de 1976, cette DeLorean qui se veut américaine en apparence, cache en réalité bien son jeu. Dessinée par l’Italien Giorgetto Giugiaro, assemblée en Irlande, propulsée par un moteur V6 franco-suédois, et basée sur un châssis-poutre conçu par le britannique Lotus : elle est bien loin d’incarner le rêve américain !

Même si elle propose une ligne et une carrosserie originales (caisse en fibre de verre et acier, portières à ouverture papillon) et un excellent équipement de série (jantes en alliage, climatisation, vitres électriques, autoradio, verrouillage centralisée), la DMC-12 demeure trop chère pour l’époque. Pour la clientèle américaine, son moteur (fabriqué en collaboration par PSA, Renault et Volvo) se révèle en outre trop langoureux : commun aux Renault 30, Peugeot 604 et Volvo 260, ce V6 « PRV » ne semble pas vraiment adapté à cette voiture, qui se vante pourtant de posséder les qualités d’une vraie sportive. Ainsi, elle se contente d’une puissance de 130hp seulement et d’une vitesse maximale de 209km/h, alors que son poids d’un tonne trois la handicape déjà face à ses rivales.

Un modèle qui démarre difficilement donc, d’autant plus que des couacs de fabrication se multiplient à l’usine de Dunmurry, obligeant chaque modèle à passer par un centre de contrôle qualité à son arrivée aux Etats-Unis. L’Irlande du Nord n’ayant pas de passé automobile, la main d’œuvre disponible à l’usine DMC n’avait pas la qualification nécessaire pour assembler correctement la DeLorean !

L’enthousiasme est donc loin d’être au rendez-vous, et la DMC-12 suit une carrière mitigée. Quand en 1982 le gouvernement britannique, faute de chiffre, annonce vouloir cesser ses investissements, John DeLorean voit son rêve partir en fumée. Prêt à tout pour sauver son entreprise, il tente même de s’injecter des fonds en participant à un important trafic de cocaïne et est arrêté le 19 octobre 1982 en possession de 25 kilos de poudre blanche. C’est la chute ! Privée de son leader et au cœur de tous les scandales, la DeLorean Motor Company perd alors le peu de popularité qui lui restait. La production cesse, l’usine est fermée, les 2500 salariés sont licenciés, et l’entreprise liquidée.

La DMC-12, dont subsiste un grand nombre de pièces détachées, est assemblée jusqu’à fin 1982 par un fabriquant indépendant de Columbus, aux Etats-Unis, qui en a racheté tout le stock. Au total, seuls 8 742 exemplaires de cette voiture hors-normes sortent de l’usine de Dunmurry entre 1981 et 1982, alors que l’entreprise prévoyait d’être rentable à partir de 12 000 unités annuelles. Un échec cuisant !

Ce n’est que 3 ans après la fin de sa production, en 1985 que la DeLorean rencontre enfin son succès tant attendu. Vedette du film « Retour vers le Futur » de Robert Zemeckis où elle incarne une incroyable mais curieuse machine à voyager dans le temps, elle devient alors très populaire, au point de devenir une des voitures les plus mythiques du 7ème art. Certes cette gloire n’arrive que tardivement, mais a toutefois le mérite de dissiper quelque peu les démêlés judiciaires de John DeLorean, et de redorer le blason de la marque, à l’histoire si agitée.

FICHE HISTORIQUE

CHRONOLOGIE DES ÉVOLUTIONS

DateMillésimeEvènementsDescription
10/1976PrototypeRéalisé par Giugiaro
01/1981Début de productionLa première DeLorean DMC-12 sort de l’usine de Dunmurry le 21 janvier
03/1981
(Salon de Genève)
Lancement
Courant 1982AméliorationsL’appellation « DeLorean » apparaît sur le capot.

Des lanières sont ajoutées aux portes papillons afin de pouvoir les refermer sans trop se contorsionner.

Un habillage de cuir gris devient disponible, complétant le noir déjà existant.

05/1982Fin de productionLa dernière DeLorean DMC-12 sort de l’usine de Dunmurry le 31 mai

LES DIFFÉRENTES VERSIONS

AppellationMoteur/BVMarchéPériode
DMC-12V6 2.8 M5 ou A3US1981-1982

LES PRINCIPAUX MARCHÉS

US us

LIEUX ET CHIFFRES DE PRODUCTION

Lieu de production : Dunmurry, Irlande du Nord

Chiffres de production :

Années de productionNombre d’exemplaires
19817 409
19821 333
TOTAL8 742

FICHE TECHNIQUE

Carrosserie et dimensions

CarrosserieCoupé liftback
2 portes à ouverture papillon
2 places
Poids à vide (kg)1245kg

Autres particularités

la lunette arrière reçoit des persiennes.

Empattement – e (cm)241cm
Longueur – L (cm)426,5cm
Largeur – l (cm)185cm
Hauteur – h (cm)114cm

Caractéristiques techniques

Structure et matériaux

Châssis à poutre centrale avec fourches avant et arrière en acier, carrosserie en fibre de verre habillée de panneaux en acier inoxydable

Trains roulants

Suspension AV : Roues indépendantes ; Bras triangulés supérieurs et bras simple inférieur ; Ressorts hélicoïdaux ; Barre antiroulis

Suspension AR : Roues indépendantes ; Bras longitudinal et bras oscillant transversal ; Ressorts hélicoïdaux

Freinage : D AV + AR, assistance

Direction : à crémaillère

Construction du moteur

Position : longitudinal en porte-à-faux arrière

Matériaux : bloc et culasses en aluminium

Vilebrequin à 4 paliers

Distribution : arbres à cames entraînés par chaîne

Refroidissement par eau

Autres éléments : allumage électronique ; catalyseur

Transmission

Roues motrices : Propulsion

Position du levier de commande de la boîte de vitesses : au plancher

Autres éléments : architecture transaxle ; boîtes de vitesses, manuelle fournie par Renault, ou automatique fournie par ZF

Moteurs et boîtes de vitesses
DésignationV6 PRVV6 PRV
Période1981-19821981-1982
TypeEssenceEssence
Nombre de cylindres66
DispositionV à 90°V à 90°
Cylindrée2849cc2849cc
Puissance130hp130hp
Régime5500tr/min5500tr/min
NormeSAE netSAE net
Taux de compression8,8 à 18,8 à 1
Distribution2 x 1 ACT2 x 1 ACT
AlimentationInjection mécanique Bosch K-JetronicInjection mécanique Bosch K-Jetronic
Boîte de vitessesM5A3
Vitesse maxi209km/h175km/h
Accélération 0-60mph8,5 sec.10,5 sec.
Consommation normalisée10,3l/100n.a

LES PRINCIPAUX ÉQUIPEMENTS

SÉRIEDISPONIBLENON DISPONIBLE
Direction assistée

X

Lunette arrière chauffante

X

Vitres teintées

X

Vitres électriques AV

X

Sellerie cuir

X

Verrouillage centralisé

X

Climatisation

X

Autoradio

X

Rétroviseurs électriques

X

ABS

X

Sièges avant électriques

X

Régulateur de vitesse

X

LES DÉRIVÉS

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