Toyota MR : une voiture d’ingénieur stylée

Après un coupé Nissan 100 NX, Alexandre s’est mis en quête d’une voiture plus sportive et propulsion.

Pourquoi cette voiture ?


La Toyota MR me renvoie à des souvenirs d’enfance, un exemplaire garé dans le quartier où j’habitais pendant quelques années. J’oriente donc mes recherches sur cette voiture, devenue rare sur la route. Sa ligne séduisante dégage un caractère sportif, une impression qui se confirme une fois à l’intérieur. Son moteur en position centrale arrière et son toit amovible sont des arguments supplémentaires auxquels je ne suis pas resté insensible. C’est une voiture de rêve abordable en quelque sorte.

S’agissant du toit amovible, il convient de préciser que la Toyota MR (MR2 au Japon et sur la plupart des marchés) a existé en quatre configurations : un toit amovible en deux parties, chacune se rangeant dans une housse derrière les sièges ; un toit amovible d’une seule pièce, se logeant dans le coffre avant ; un toit fermé rigide, une configuration très rare réservée à certains marchés (Japon, États-Unis, Royaume-Uni) ; et enfin une variante Spider avec un pare-brise réalisée par TRD et strictement réservée au marché japonais.

En 2010, je trouve une MR phase deux de 1992 auprès d’un professionnel. La voiture affiche alors 140 000 km. Elle se distingue par ses logos MR en lieu et place du sigle Toyota, une barre anti-rapprochement TRD, des bas de caisse Greddy, des jantes ultralégères Works, des prises d’air latérales TRD, un échappement Scorpion, des sièges artisanaux Wet Sport et un volant RRS.

Conduite et performances :


La Toyota MR affiche une tenue de route excellente en virant à plat en toute circonstance. Ce comportement découle de la répartition des masses parfaitement équilibrée entre l’avant à l’arrière. Si le moteur se trouve en position centrale arrière, la batterie et la roue de secours sont placées dans le compartiment avant, tandis que le réservoir d’essence est logé entre les deux sièges. La monte pneumatique est asymétrique avec une largeur de 205 à l’avant et de 225 à l’arrière.

Le moteur 4 cylindres 2,0 litres 3S-GE, conçu par Yamaha, est partagé avec le coupé Celica. Sur la MR, il bénéficie d’un refroidissement amélioré en raison de sa position. La capacité du circuit de liquide de refroidissement est de 13,5 litres contre 6,5 litres dans la Celica. La pompe à eau est renforcée. Enfin, des écopes sous la voiture se chargent d’amener de l’air frais dans le compartiment moteur, qui s’évacue au travers du capot moteur. À ce sujet, il convient de bien conserver les plastiques d’habillage sous la voiture pour conserver ce flux d’air. Ce moteur pétillant affiche un couple trop faible, ce qui oblige à recourir souvent au levier de vitesses. Ceci colle tout à fait au caractère de la voiture et contribue au plaisir de conduite.

Confort et fonctionnalités :


L’équipement est complet même si les premières MR pouvaient ne pas disposer de la direction assistée ou des lève-vitres électriques. L’auto est parfaite pour deux personnes en offrant des aspects fonctionnels qui la rende parfaitement utilisable au quotidien. Les rangements sont nombreux et les coffres avant et arrière affichent une capacité suffisante. Il faut néanmoins garder à l’esprit que la chaleur du moteur se transmet dans le coffre arrière dans lequel il ne faut donc pas déposer des éléments ne supportant pas une température trop élevée.

Qualité et coûts :


Comme souvent chez Toyota, la fiabilité est une force de la MR. C’est une auto plaisir à la conception robuste et soignée. L’ensemble des éléments reste accessible ce qui en fait une voiture facile à bricoler. Parmi les points de vigilance, il faut signaler que de l’huile peut tomber sur l’alternateur en raison d’une fuite d’huile au niveau du joint du cache culbuteur. Le faisceau électrique au niveau des portières peut aussi se casser.

L’anecdote du propriétaire :


La Toyota MR possède des phares pop-up qui permettent de faire des appels de phares grâce à leur fonctionnement très rapide. Peu de temps après avoir acheté la voiture et lors d’une balade, je teste ceux-ci. De manière bien involontaire, la voiture devant moi s’est garée pour me laisser passer alors que je n’avais pas spécialement l’idée de le doubler. C’est l’effet pop-up !

Il m’est aussi arrivé qu’un conducteur de Ferrari 348 me salue ayant pris ma modeste MR pour une Ferrari. Cette voiture démontre ainsi posséder l’aura d’une voiture de rêve !