Ces coupés inconnus

Nous poursuivons nos dossiers sur ces carrosseries non produites de modèles connus. Les voitures que nous allons présenter, montrent que des développements ont eu lieu. Mais les modèles concernés ne furent pas produits en série.

Comme pour les cabriolets, nous allons trouver des prototypes de coupés des constructeurs. Ensuite, il y aura des coupés réalisés par des carrossiers indépendants de dimension industrielle ou artisanale. Parmi ceux-ci nous allons découvrir beaucoup de breaks de chasse. Pour rappel, un break de chasse est une voiture qui conserve une allure de coupé avec deux portes et un profil de toit bas. On y ajoute, comme sur un break, une grande surface vitrée avec un hayon vertical à l’arrière. Un break de chasse est donc une voiture qui combine l’élégance et la sportivité d’un coupé avec le volume et la fonctionnalité d’un break.

Enfin, nous terminerons par des modèles qui ne sont pas vraiment des coupés. Ce sont des berlines à deux portes qui n’ont pas, ou quasiment pas, été diffusées sur le marché français. Ces voitures n’ont pas eu de succès sur notre marché alors qu’elles plaisaient en Europe du Nord. La raison tient sans doute au fait que les modèles ayant permis la motorisation de masse de la France étaient dotés de quatre portes : la Renault 4CV et la Citroën 2CV. A contrario, les voitures populaires d’après-guerre en Allemagne et en Angleterre ont été respectivement la Volkswagen Coccinelle et la Morris Minor. Ces deux modèles étaient proposés avec une carrosserie à deux portes seulement. La Morris fut aussi proposée en quatre portes deux ans après son lancement. Mais les versions d’accès restaient pourvues de deux portes.

Les coupés des constructeurs


Volkswagen est un habitué des modèles à deux portes. Il présenta deux propositions de coupés dérivés de la Jetta au salon de Détroit. La première tentative eut lieu en 1997 sur la base de la Jetta 4 connue sous le nom de Bora en Europe. Le coupé CJ n’eut aucune suite malgré un dessin qui paraissait abouti. La seconde tentative se déroula en 2010 avec le concept New Compact Coupé élaboré à partir de la Jetta 6. Là aussi et malgré une voiture semblant proche de la série, il n’y eut pas de production en série.

Au sein du groupe Volkswagen, Skoda présenta au salon de Genève en 2002, le coupé Tudor. Cette voiture était la version coupé de la Skoda Superb de l’époque.

Mazda travailla sur un coupé MX-5 Miata sur base de la première génération. Le prototype fut réalisé en 1992.

Mercedes-Benz fabriqua une 600 coupé en 1965. L’exemplaire est unique.

Peugeot étudia un coupé 505 pour le marché nord-américain. Le constructeur sochalien réalisa aussi un break de chasse 306. La voiture fut dévoilée au salon de Genève en 1999.

Pontiac produisit deux exemplaires d’un prototype de Firebird break de chasse nommé Kammback en 1985. Dans les années 1970, un modèle similaire fut réalisé sur la base de la génération précédente.

Porsche prépara deux breaks de chasse à partir de la 928. La marque cherchait alors à développer un modèle à quatre places. Le premier fut fabriqué en 1984 et le second en 1987.

À l’occasion du cinquantième anniversaire de la Renault 16, la marque au losange en dévoila un prototype carrossé en coupé.

Enfin, Rover nous offrit un coupé 75 qui aurait pu succéder au coupé 800. Il apparut en 2004 tel un chant du cygne, la marque disparaissant en effet l’année suivante.

Les propositions des carrossiers


Pininfarina fit trois propositions de breaks de chasse à partir de coupés qu’il avait lui-même dessinés. En 1971, il présenta la Peugeot 504 Riviera. Vous en apprendrez plus sur ce modèle en lisant : Peugeot 504 Riviera, l’unique break de chasse français.

Trois plus tard, le carrossier italien réalisa la Fiat 130 Maremma qui fut produit en trois exemplaires. Enfin, il dévoila la Lancia Gamma Olgiata au salon de Paris 1982. Je recommande la lecture de cet article : Lancia Gamma, la gamme que nous aurions voulu avoir.

Nous poursuivons avec les breaks de chasse. En 1966, Frua en fabriqua un à partir de la Mercedes SL W113. La même année, un autre carrossier italien Intermeccanica, ayant des antennes outre-atlantique, réalisa une Ford Mustang Shooting Brake.

Pour la marque à l’étoile, Karmann présenta une Mercedes SL R129 coupé avec portes à papillon en 1993. Studio Torino réalisa un coupé Mercedes SL R230 dévoilé en 2008.

Du côté des français, nous retrouvons le carrossier Heuliez. Celui-ci proposa un coupé fastback à partir de la Simca 1501 en 1968. En 1986, il présenta un break de chasse Citroën BX. Enfin, il travailla sur un coupé Peugeot 405 en 1987. Pour en savoir plus sur ce carrossier français, vous pouvez découvrir avec ce lien, l’historique complet de Heuliez.

L’artisan britannique Lynx produisit un élégant break de chasse baptisé Eventer entre 1982 et 2002. La voiture dérivait de la Jaguar XJS. Elle fut fabriquée en une soixantaine d’exemplaires.

Parmi les réalisations de préparateurs, nous avons relevé un break de chasse sur base de la Pontiac Firebird daté de 2000. L’allemand Mag proposa aussi un break de chasse Volkswagen Corrado en 1989 tandis que son compatriote Schulz réalisa un coupé Mercedes 190.

Nous avons commencé cette partie avec l’italien Pininfarina. Nous la terminons avec des réalisations de confrères transalpins. Maggiora produisait le roadster Fiat Barchetta. Il en dévoila une variante coupé au cours du salon de Turin en 1996. Zagato présenta quant à lui un coupé Fiat 500 au salon de Genève 2011.

Les berlines deux portes


On ne peut certes pas parler de coupé pour ces modèles-là. Pourtant une voiture à deux portes a une apparence plus dynamique que son homologue à quatre portes. Ces berlines à deux portes ont été pour la plupart inconnues sur le marché français. Elles étaient en effet destinées au nord de l’Amérique ou de l’Europe.

La Renault Alliance était la version américaine de la Renault 9. Mais celle-ci ne fut pas disponible en deux portes à la différence de sa cousine américaine. Une de ses concurrentes était la Volkswagen Jetta dont les première et deuxième générations ont existé en deux portes.

Plus haut en gamme, la Ford Granada Mk II et l’Opel Rekord E pouvaient être commandées en version deux portes. Il en allait de même pour la Volvo 240, prénommée alors 242. Cette-dernière fut tout de même produite en 242 621 exemplaires entre 1974 et 1984. Avec une finition plus cossue et surtout le moteur V6 PRV, la Volvo 242 devenait Volvo 262. Je ne vous parle pas ici du coupé Bertone 262C, mais bien de la Volvo 262 berline deux portes vendue exclusivement en Amérique du Nord entre 1976 et 1977 et en seulement 3 329 exemplaires. Cette version est ainsi deux fois plus rare que le coupé 262C produit quant à lui en 6 622 exemplaires entre 1977 et 1981.

Ainsi s’achève le deuxième volet de notre série sur les carrosseries inconnues de modèles connus.

La semaine prochaine, nous parlerons de break et de pick-up. Et mentionnez les voitures absentes du dossier en commentaires.

Photos complémentaires suite aux commentaires reçus

4 réponses
  1. Freditane
    Freditane dit :

    Un coupé inconnu chez nous mais qui a pas trop mal marché en Amérique du Sud, c’était la fiat tempra !

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