Lancia Beta HPE : le break de chasse italien,
celle par laquelle tout a commencé

Texte : Laurent Pennequin ; Photos : Denis Massardier

En ce début des années 2000, Denis, lassé par les voitures modernes, décide de s’offrir une voiture de collection. Mais quelle sera l’heureuse élue ?

Pourquoi cette voiture ?


Le modèle choisi devra toutefois pouvoir être utilisé au quotidien. Une certaine polyvalence sera aussi recherchée. Le souvenir d’une voiture qu’il avait failli acheter après son permis en 1991 pousse Denis à rechercher une Lancia Beta HPE. La ligne l’a séduit. Il lui en faut une !

L’annonce attendue arrive enfin. Une Lancia Beta HPE 2000 à carburateur de 1980 est en vente en Isère. Après un essai dans le Massif de la Chartreuse, le charme opère à plein. Malgré quelques défauts, la voiture est en bon état. Son compteur affiche 90 000 kilomètres. L’achat est vite conclu avec un vendeur sympathique, premier propriétaire de cette Lancia.

Sur la même base que la berline Beta, le coupé HPE et son profil break de chasse présente toutes les caractéristiques d’une voiture moderne et bien conçue du début des années 1980. Elle dispose de la traction avant, d’une suspension à quatre roues indépendantes, d’un freinage à disques à l’avant et à l’arrière et d’une boîte à cinq vitesses. Le moteur deux litres à double arbre à cames en tête développe 115ch permettant à la Beta HPE 2000 d’abattre le 0 à 100km/h en 10 secondes.

Conduite et performances :


Cette auto de plus de vingt ans se comporte comme une plus moderne du début des années 2000 mais sans avoir un côté aseptisé. Ah le caractère légendaire des italiennes…

Chaque occasion d’utiliser la voiture se transforme en un moment de plaisir. Le moteur possède du caractère. Il répond toujours présent et monte dans les tours sans rechigner. Sa sonorité sympathique participe à l’ambiance.

La tenue de route offre une conduite efficace et sûre en toute circonstance. L’empattement long est garant d’une bonne stabilité.

Confort et fonctionnalités :


L’auto permet de réaliser de longs trajets dans un bon confort. La position de conduite basse rappelle que nous sommes à bord d’un coupé à tendance sportive. L’ergonomie est tout à fait convenable. Le tableau de bord présente de nombreux cadrans. Tous fonctionnent y compris le système de mesure du niveau d’huile par dépression à l’arrêt.

Une Lancia Beta HPE offre suffisamment d’espace pour quatre personnes. Le vaste coffre est un des atouts du break de chasse. Il permet de longs voyages avec quantité de bagages.

Qualité et coûts :


La légèreté de la finition nous rappelle qu’on est à bord d’une voiture italienne. C’est un peu dommage d’autant plus que la fiabilité est bien présente. De fait, les seules dépenses concernent l’entretien courant.

La consommation tourne autour des huit litres aux 100 kilomètres. C’est très raisonnable et démontre l’efficience du moteur. Un record en utilisation courante est établi à 7l/100km. En revanche, par temps froid, le carburateur double corps est plus soiffard. La voiture réclame alors jusqu’à douze litres de super aux 100 kilomètres.

L’anecdote du propriétaire :


Cette Lancia Beta HPE a permis à Denis de vivre ce qu’il souhaite vivre : posséder une voiture de collection sympa et utilisable en toute circonstance. Mais il a envie d’un autre modèle. L’auto est donc mise en vente au bout d’un an et demi. Au bout de quelques semaines, un notaire lyonnais s’en porte acquéreur dans le but de la restaurer.

C’est toujours une belle surprise que de revoir une de ses ex-voitures. La scène se produit sur le parking du salon Epoqu’auto en novembre 2016 où Denis revoit son ancien coupé Beta HPE. L’auto poursuit son existence du côté de Grenoble. Les échanges entre le deuxième et le quatrième propriétaire de cette voiture expriment plein de passions. Les voitures de collection sont décidemment de sacrés objets de plaisir et de partage.